Dans le crépuscule en déroute, un chien, un brave chien un peu bêta feint la vigilance. Il se dresse soudain, les pattes courtaudes, l’échine dodue, le poil long et jaune, la truffe à l’oblique.
L’herbe fait miroir, les hortensias font grappe, quelques peupliers feront de l’ombre. Au loin, la Rhune qui fait face achève de planter le décor, somme toute assez banal, d’un jardin au soigné de carte postale.
Il y a un garage pour l’instant fermé. Bien sûr il y a une maison. Avec une tourelle accolée par laquelle s’échappe… Une femme, dont la silhouette court vêtue proclame une verdeur que le visage dément, se penche pour flatter le chien. Le short de toile légère remonte et lui expose le gras des fesses.
L’été le long de la côte basque l’air sent le mouillé et la femme ouvre la porte du garage. A califourchon sur une antique bicyclette, elle dévale une pente, cœur en liesse et phares en berne, tout azimut vers la plage d’Hendaye.
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